Zone euro: la croissance de 2006 révisée en légère baisse à 2,6%
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Communiqué de presse de l'entreprise:
ANCOSO GmbH
BRUXELLES (AFP) - La croissance des 12 pays de la zone euro en 2006 a été révisée en légère baisse à 2,6% dans la deuxième estimation d'Eurostat publiée mardi, contre 2,7% dans la première estimation du mois dernier.
Malgré cette baisse, la zone euro (qui s'est élargie à la Slovénie le 1er janvier) a connu sa meilleure performance depuis six ans. En 2005, son produit intérieur brut (PIB) n'avait progressé que de 1,4%. Pour l'ensemble des 25 pays de l'Union européenne (27 depuis le 1er janvier), l'office statistique européen a maintenu son estimation
de croissance à 2,9% pour 2006. Par comparaison, les Etats-Unis ont enregistré une croissance sensiblement supérieure, de 3,3% en 2006.
Sur ce trimestre, la dépense de consommation finale des ménages a augmenté de 0,6% dans la zone euro et les investissements ont progressé de 1,2%. Les exportations ont crû de 3,7% et les importations de 1,9%, selon Eurostat. "La croissance a été équilibrée", estime Howard Archer, économiste de Global Insight. "La demande intérieure a été soutenue par une consommation des ménages robuste et des investissements soutenus, tandis que les exportations ont apporté une forte contribution positive" à la croissance. Parallèlement, Eurostat a publié les chiffres des ventes du commerce de détail en janvier. Les ventes en volume du commerce de détail ont baissé de 0,1% dans la zone euro en janvier, comparé à janvier 2006, plombées par le mauvais résultat de l'Allemagne (-4,3%), après l'augmentation de 3 points de la TVA le 1er janvier. "Les ventes de détail devraient repartir une fois passé l'impact de la hausse de TVA allemande", estime Holger Schmieding, de la Bank of America. Selon les prévisions de la Commission européenne, la croissance européenne devrait rester "dynamique" en 2007 et même approcher celle des Etats-Unis, pour la première fois depuis 2001. Bruxelles table sur une croissance de 2,4% dans la zone euro et de 2,7% dans l'ensemble de l'UE, tandis qu'elle prévoit 2,4% pour les Etats-Unis. Selon les économistes, la Banque centrale européenne (BCE), qui doit analyser des indicateurs parfois contradictoires, devrait prendre argument de la croissance retrouvée et des tensions inflationnistes à moyen-terme, révélées par la hausse des prix à la production, les revendications salariales et aussi par l'expansion de la masse monétaire et des crédits, pour continuer de relever ses taux d'intérêt. Les analystes estiment unanimement que le principal taux directeur devrait augmenter de 0,25 points à 3,75% jeudi, mais divergent sur la suite, certains attendant une pause, d'autres une nouvelle hausse à court-terme.
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