Prêts à risque: la chute de New Century agite à nouveau Wall Street - NEW YORK (AFP) - New Century, l'une des principales sociétés américaines de crédits immobiliers à risque, a indiqué lundi que ses banques créancières allaient cesser de la financer, faisant chuter en Bourse les autres titres du secteur même si les analystes relativisent le risque de contagion. La cotation de l'action du groupe était suspendue lundi à la Bourse de New York, après s'être effondrée de 17% vendredi et de 90% depuis le début de l'année. "Les problèmes de New Century pourraient se répercuter à ses créanciers", note Frederic Dickson, analyste de D.A. Davidson & co.
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Prêts à risque: la chute de New Century agite à nouveau Wall Street

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NEW YORK (AFP) - New Century, l'une des principales sociétés américaines de crédits immobiliers à risque, a indiqué lundi que ses banques créancières allaient cesser de la financer, faisant chuter en Bourse les autres titres du secteur même si les analystes relativisent le risque de contagion.

La cotation de l'action du groupe était suspendue lundi à la Bourse de New York, après s'être effondrée de 17% vendredi et de 90% depuis le début de l'année.

"Les problèmes de New Century pourraient se répercuter à ses créanciers", note Frederic Dickson,
Prêts à risque: la chute de New Century agite à nouveau Wall Street
Un chantier de construction d'immeubles à Los Angeles, le 14 décembre 2006
analyste de D.A. Davidson & co.

Mais plusieurs analystes relativisaient la possibilité de telles répercussions. "Seul un nombre limité d'entreprises est actuellement concerné par le problème", tempère Marc Pado, analyste de Cantor Fitzgerald.

New Century a vu se multiplier récemment les défauts de paiements sur les crédits consentis aux personnes financièrement fragiles, un type de prêts dont les autorités financières veulent durcir les conditions d'octroi.

Ces prêts immobiliers à hauts risques ont permis à un public de plus en plus large aux Etats-Unis, généralement des emprunteurs à faibles revenus, d'accéder à la propriété.

En étant de moins en moins regardante sur le profil de l'emprunteur et en multipliant les prêts hypothécaires risqués ("subprime mortgages") --prêts à taux variable, à remboursement différé du capital-- les banques ont pu prêter jusqu'à 110% du montant de l'acquisition.

Plusieurs sociétés du secteur, notamment les groupes Option One, numéro trois, Fremont, numéro quatre, et Novastar Financial, ont annoncé ces derniers jours qu'elles cesseraient d'accorder ce type de crédit aux conditions très spéciales.

Lundi, le numéro un du secteur, Countrywide Financials, a également indiqué qu'il allait désormais durcir ses conditions d'attribution d'emprunts et qu'il s'attendait à des "bénéfices fluctuants à court terme", en raison de la crise traversée par le secteur.

A la Bourse de New York vers 17H00 GMT, Countrywide Financials perdait 3,02% à 35,01 dollars, Novastar Financial lâchait 12,98% à 4,56 dollars et Fremont cédait 14,32 % à 6,88 dollars.

Les difficultés du secteur ont été l'un des facteurs ayant contribué à la dégringolade de Wall Street il y a deux semaines, les opérateurs s'inquiétant d'un risque de contagion à d'autres industries américaines.

"Les salaires et le marché du travail restent pour le moment suffisamment robustes pour que la majorité des emprunteurs ne se retrouvent pas en défaut de paiement aux Etats-Unis", estime toutefois Marc Pado.

Aux dires des analystes, la "crise" devrait donc rester circonscrite à un petit nombre de groupes.



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